jeudi 31 juillet 2014

Papi Persicot

Mon amour... Dure décision que de t'écrire cet article, mais il faut que tu saches...

Aujourd'hui, ton Papi Persicot a rejoint le ciel, à 14h20. Tu ne l'auras pas connu longtemps, 18 mois pour être précise. Mais saches que ton Papi t'a aimé depuis le début, et plus fort que tu ne le penses...

Car c'est grâce à toi que Papa et Papi se sont réconciliés. Je ne sais pour quelle raison futile, ils ne se parlaient plus depuis quelques temps, jusqu'au jour où Papa lui a annoncé ma grossesse et l'arrivée de sa première petite fille. C'est à ce moment-là que je l'ai rencontré. J'étais à 6 ou 7 mois de grossesse à peu près. Dès lors, tout est redevenu comme avant, ton père et ton grand-père s'aimaient profondément.

Pour te le décrire un peu, du peu que je l'ai connu, Papi Persicot avait la joie de vivre, tous plein de copains qu'il accueillait et chez qui il allait régulièrement. Il avait même commencé, en 2013, à prendre des cours de salsa avec un ami. Ton Papi était un chasseur, et son congélateur débordait de ses prises, qu'il savait cuisiné. Voici d'ailleurs une photo de toi dégustant un peu de sanglier, haha !
Je pense que Papa saura t'en dire plus sur son passé.

Pour en revenir à des choses moins rigolotes, il faut que tu saches comment est parti Papi. C'est important. Moi-même je ne sais pas vraiment comment se sont éteints mes grands-pères.

Ton Papi avait un cancer de la gorge, détecté trop tard pour pouvoir être soigné. Ainsi, il a passé son année 2014 à l'hôpital. Tout le mois de juillet, Papa et toi êtes allés lui rendre visite (Maman n'y est allée que deux fois, pas par choix bien entendu). Son état était déjà bien avancé. Mais il faut que tu saches une chose. Malgré sa faiblesse et sa maladie, ça n'est qu'au moment où il a vu ton visage et que tu as posé ta main sur lui que ton grand-père a sourit. Assise sur son lit, à côté de lui, tu parlais et rigolais tandis qu'il s'endormait peu à peu en caressant ton petit pied... Ma chérie, ton Papi t'aimait éperdument...

Voici deux photos que j'ai récupérées, j'en mettrai d'autres quand je les retrouverai.





Je t'aime mon petit cœur <3

jeudi 27 mars 2014

Faut bien faire le premier pas...

Ma petite Cacahuète,

Mon amour. J'ai créé ce blog uniquement pour toi, pour que tu puisses le lire d'ici quelques années. Je ne te cache pas que l'idée vient en fait d'une pub passée l'année dernière (2013) à la tv. Non, ta maman n'est pas très originale. Mais j'ai trouvé l'idée super, écrire un blog avec les articles que tu pourras lire quand tu seras plus grande, pouvoir te confier chacune de mes pensées sans en oublier une seule miette...

Nous sommes le 27 mars 2014, tu as donc 14 mois et 4 jours. Pourquoi n'ai-je pas commencé ce blog plus tôt, me diras-tu ? Par manque de tant, manque de motivation (je ne pensais pas avoir le courage de le tenir sur le long terme) (mais maintenant si !) (enfin, j'dis ça, mais ça n'est que le premier article hein...) et aussi peur du jugement des autres. Enfin, non, ça n'est pas vraiment une peur du jugement, je pense surtout que ce que je t'écris, j'aimerais que cela reste vraiment entre nous. Même ton père ou tes grands-parents ne seront pas au courant. Je vais essayer.

La motivation m'est venue d'un coup, j'y pensais déjà depuis plusieurs jours, mais le temps me manque vraiment en ce moment. Il est 23h51 au moment où je t'écris ces mots, entre un mail, une annonce sur leboncoin, une discussion sur facebook et une recherche google pour savoir ce que sont des "bourrelets d'épaule". Tu es couchée, ton papa est sur l'ordi, Battleship passe à la télé.

J'essaie de me restreindre de te donner trop d'infos dans ce premier article, j'ai tellement de choses à te dire, à t'expliquer... L'intérêt du blog, c'est justement pouvoir te confier mes ressentis sur le moment, pendant que les émotions sont encore présentes. Cela fait déjà 14 mois que tu illumines notre vie, mais j'essaierai de te raconter tout avec un maximum de détail, depuis avant ta naissance.
Selon l'âge auquel tu liras ces articles, tu t'en ficheras sûrement (en gros entre tes 11 et 17 ans) et me trouveras gnan-gnan. Je vais te dire, même moi je me trouve gnan-gnan parfois. C'est comme ça, l'amour d'une mère pour sa fille, ça rend flasque. Mais qu'est-ce que c'est bon. Tiens, pour illustrer ce que je te dis là, je vais mettre une photo de toi dormant, prise à travers le babyphone. Pourquoi cette photo me demanderas-tu ? Parce que le gnan-gnan est là : dès que tu t'endors, tu me manques, et j'ai déjà hâte d'être le lendemain pour te serrer dans mes bras. Alors j'allume le babyphone et je te regarde quelques secondes. Je fonds d'amour. Puis je repars à mes activités. Et rebelote.

C'est sur ce mot de vieux que je termine ce premier article servant d'introduction, ma poupée. Je prendrais très bientôt le temps de te raconter ta vie, dans l'ordre chronologique, jusqu'à aujourd'hui. A ce moment là, ça sera sûrement un peu plus en vrac. Le mystère reste entier, on verra bien !!

Quand je regarde l'article que je viens d'écrire, c'est assez moche. Je vais voir pour le sublimer un peu plus tard.

En attendant... à demain mon bébé, ne te lève pas trop tôt s'il te plaît, il est minuit et ton père et moi ne sommes pas près de dormir, en bons couches-tard que nous sommes.

Ta Maman qui t'aime <3

(Arf, ton père qui se balade dans l'appartement et met le bazar, peur que ça te réveille. Ton père, ce bourrin
)